Bannières
19 mai, 2008

Volkstedt-Halde-Fortschrittschacht

Traduction libre et originale d’ Emmanuelle Grangé et Thierry Benquey d’un poème de Paul Celan :

Die Halde

Neben mir lebst du, gleich mir :
als ein Stein
in der eingesunkenen Wange der Nacht.
O diese Halde, Geliebte,
wo wir pausenlos rollen,
wir Steine,
von Rinnsal zu Rinnsal.
Runder von Mal zu Mal.
Ähnlicher. Fremder.
O dieses trunkene Aug,
das hier umherirrt wie wir
und uns zuweilen
staunend in eins schaut.

La pente

Près de moi, tu vis, comme moi :
comme une pierre
dans la joue immergée de la nuit.
Ô ce versant, mon aimée,
où nous roulons sans trêve,
nous les pierres,
de ruisseau en ruisseau.
Nous arrondissant de plus en plus.
Plus semblables. Plus étrangères.
Ô cet œil ivre
qui comme nous erre alentour
et parfois, étonné
plonge en nous.

Image – Volkstedt-Halde-FortschrittschachtCon2tto – 30/05/2008 – Licence :

Creative Commons Some rights reserved

Bouton de la page d'accueil

Bouton de la page poésie

4 Commentaires

Laisser un commentaire

Nom (accesskey z) Requis :

Email (accesskey y) Requis :

Website (accesskey x)

Commentaire (accesskey +) Requis :

Notez : Les commentaires sont modérés. Il n'est donc pas nécessaire de renvoyer votre commentaire.

(accesskey -)

Powered by Wordpress, Theme The Garamond by Fearless Flyer Design, modifié Tby et le thème, © 2007-2010 Thierry Benquey, vers le haut ?