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09 février, 2010

La peugeot 505

Lors de l’une des nombreuses visites de Klaus Winter, ils lui demandèrent quelles avaient été ses impressions lorsqu’il avait effectué son inspection solitaire. Il les regarda, prenant cette expression connue maintenant, qu’ils savaient être celle de la tristesse, prit une profonde inspiration et leur dit qu’il s’était senti très mal à l’aise, près de l’escalier en colimaçon ainsi que dans la cave obscure, qu’il n’aimait pas ces endroits mais qu’il y avait peut-être des sources là-dessous, lesquelles, c’était notoire, pouvait provoquer ce genre de mal-être.
Ils lui rapportèrent ce qu’ils avaient ressenti, il hocha la tête puis sans même s’en rendre compte, sans clore le débat, ils passèrent au thème chantier qui était plus réjouissant.
Celui-ci avançait bien.

Les poignées d’amour de Thierry disparurent et il ne les regretta point. Il considérait cette dynamique comme un genre de vase communicant, Sabine retrouvant les rondeurs qu’il perdait au travail.

Il rentrait le soir tard, blanc de chaux ou noir de crasse de la tête aux pieds, épuisé, rompu mais heureux. Il avait trouvé un sens à sa vie, avec sa femme, cet enfant à venir et cette maison qui allait bientôt grandir.

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