
Lors de l’une des nombreuses visites de Klaus Winter, ils lui demandèrent quelles avaient été ses impressions lorsqu’il avait effectué son inspection solitaire. Il les regarda, prenant cette expression connue maintenant, qu’ils savaient être celle de la tristesse, prit une profonde inspiration et leur dit qu’il s’était senti très mal à l’aise, près de l’escalier en colimaçon ainsi que dans la cave obscure, qu’il n’aimait pas ces endroits mais qu’il y avait peut-être des sources là-dessous, lesquelles, c’était notoire, pouvait provoquer ce genre de mal-être.
Ils lui rapportèrent ce qu’ils avaient ressenti, il hocha la tête puis sans même s’en rendre compte, sans clore le débat, ils passèrent au thème chantier qui était plus réjouissant.
Celui-ci avançait bien.
Les poignées d’amour de Thierry disparurent et il ne les regretta point. Il considérait cette dynamique comme un genre de vase communicant, Sabine retrouvant les rondeurs qu’il perdait au travail.
Il rentrait le soir tard, blanc de chaux ou noir de crasse de la tête aux pieds, épuisé, rompu mais heureux. Il avait trouvé un sens à sa vie, avec sa femme, cet enfant à venir et cette maison qui allait bientôt grandir.
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C’est interessant de voir l’histoire se melant au presque present! Mais je dois avouer que je suis sensible autant aux lieux qu’aux gens, trop meme, et que si j’avais ressenti quoique ce soit de negatif je n’aurai jamais pu vivre dans ce moulin. Je connais la suite, enfin une partie et j’en tremble deja!
Bravo Thierry.
Kiss
@ Seb : Oui, maintenant je sais qu’il ne faut pas ignorer ces choses là, quel que soit notre désir, nos envies. C’est aussi pour cela que je témoigne, pour éviter que cela arrive à d’autres. Je t’embrasse. Thierry
Attends! J’arrive…il me faut tout lire…à très vite alors! Bises amicales!
@ Delphine : Ok je ne bouge pas. Sourire et bises toutes aussi amicales. Thierry
Personnellement, il y a longtemps que j’aurai pris mes jambes à mon cou… Je déteste les mauvais pressentiments. Je déteste l’âme de certaines maisons. Je suis très réceptive à tout ce qui est un peu « surnaturel », et cela m’effraie.
@ Martine : Oui, toute personne censée l’aurait fait, peut-etre que nous avions au contraire quelque chose à y faire.
J’aime ces petites et grandes histoires
ces rumeurs de villages, il n’y a pas que des légendes urbaines ^^
Et en retard, mais comme Winter est réapparu, la mérule est aussi une drole de bestiole redoutable.
Une de mes amies a eu sa maison attaquée, ce fut un sacré carnage… la maison est heureusement saine à nouveau mais ce fut un drole de travail.
J’ai l’impression que les allemands et les suisses connaissent mieux ce problème que les français.
@ Pandora : Oui la mérule est une ennemi redoutable, à vrai dire, presque un extra-terrestre tant sa volonté de vie est forte. Il est extremement difficile de s’en débarasser. L’important est d’éviter qu’elle s’installe, ses spores étant des milliards au cm ². Elle n’aime pas la lumière, la sécheresse et les courants d’air. Elle affectionne les coins sombres, humides et peu ventilés. Savais-tu qu’elle était déjà citée dans la bible ? Amitié.
Tu nous apprends des choses en plus de ta propre histoire, Thierry. C’est passionnant.
.-= edouard son dernierblog ..CAMBRIOLAGE =-.
@ Edouard : Merci, je suis heureux de pouvoir passionner.
Moi aussi j’ai tendance à ne pas me fier à mes pressentiments… cela peut-être un terrible tort, avec des répercussions à courte ou longue échéance.
Souvent lorsque l’on est trop idéaliste on s’entête à ne vouloir écouter que son désir de réaliser son rêve.
Mais tu le sais, terriblement dans ta chair.
Amitié Thierry.
.-= Jackie son dernierblog ..Dans la brume… =-.
@ Jackie : Oui, notre éducation nous pousse à combattre ces fameux pressentiments, qui ne le deviennent que lorsque que ce sentiment ce vérifie. Oui terriblement dans ma chair. Amitié.
Ah! Qu’il est difficile de savoir la vérité dans ces villages! Entre ce que l’on veut cacher, ce qui est inventé et les enjolivures!!!
Mais au fond il y a toujours une part de vrai
@ Lubesac : Et le vrai n’est pas obligatoirement le plus beau de l’histoire.
Un goût de fatalité, de malédiction des lieux.
Mais il faut faire attention avec le malheur, le vrai malheur n’accepte pas les grosses ficelles sauf dans les films méricains. C’est dans les détails les plus dépouilles de tout effet de manche qu’on sent vraiment sa trace.. On va voir ce qu’on va voir.
.-= michelDALMAZZO son dernierblog ..L’eau =-.
@ Michel : J’aime le ton de ce commentaire qui me rappelle bigrement un lieu où c’est moi le lecteur. Un vrai mahleur oui, les Amériques viendront après, deuxième et dernière partie.
on retrouve cette pointe d’angoisse qui entoure les lieux.
Les murs ont-ils des yeux d’ailleurs?
.-= Sandrine Virbel son dernierblog ..Pensée d’un auteur italien des plus prolixes… =-.
@ Sandrine : S’ils n’avaient que des yeux…
je poursuivrai ma lecture de “notre monde” dans quelques jours et je suis heureux d’avoir retrouver ce que j’avais découvert il y a quelques semaines : beaucoup d’émotion, de pudeur et de poésie; des histoires qui s’enchevêtrent et qui offrent plusieurs niveaux de lecture comme si cette (longue) nouvelle en contenait plusieurs. Le seul risque est que cette superposition pourrait décontenancer certains lecteurs…trop habitués à la linéarité temporelle. Tu prends des risques et je t’applaudis !
a bientôt !
@ Patrick : Merci de cette lecture de 16 pages A4, la longueur lui fait dépasser le cadre de la nouvelle, le roman collerait mieux lorsque tout cela sera fini, à l’exception que son contenu n’est malheureusement pas sorti de mon imagination. Décontenancer fait partie de mes objectifs, déstabiliser serait peut-etre plus adapté, il s’agit d’obtenir un lecteur réceptif à ce qui vient dans la seconde et troisième partie qui contiennient des éléments euh… difficile à avaler. Tu verras.