- J’ai beaucoup aimé le passage des Minotaures et celui-ci maintenant.
- Moi aussi.
Ils vinrent chez les hommes, ceux-ci gémirent mais aucune lanière de cuir ne chanta ce matin là. Ils virent le métal mauvais des armes qui luisait dans la faible lumière. On leur enleva leurs liens. Ils furent menés à l’extérieur, entendant les cris des femmes : « Qu’est-ce que vous allez leur faire ? Laissez-les par pitié ! »
La pitié, ces brutes la gardaient pour leurs bêtes, pour leurs porcs, leurs chiens, les chats, c’est si mignon un chaton…
Les manouches furent aveuglés par la lumière du jour. Il gelait…
Ils distribuèrent des outils et ordonnèrent de creuser une fosse. Grande qu’elle devait être, une grande gueule capable de les avaler…
Connectez vous grâce à : Login pour lire la suite de cet article. Si vous n'êtes pas membre, veuillez me contacter par le formulaire de contact pour en faire la demande. Merci.
Image – Entbindungsbett – Arneb – 22/04/2008 – Licence :













Bon je ne vois pas du tout ce que represente l’image…sorry Justin!
A la naissance…oui quelle aventure merveilleuse…!!!
Kissss
@ Seb : Ouf Juliett, je ne sais pas à quoi ressemblent les salles de travail made in GB mais en Allemagne elles ont cette tronche là. Bises. A bientot. THierry
Aaahhhhhhh je vois mainteneant! Bah dis donc! Je dirai qu’ici…c’est plutot vieux et pas tres rassurant!!!! Mais j’y ai eu deux filles. Donc c’est genial.
Hitler, par exemple, adorait les chiens et ne supportait pas la vu d’un abattoir, c’est dingue !
« Sabine devint une montagne, un Himalaya »…j’aime les accents poétiques de la seconde partie de cet épisode.
.-= edouard son dernierblog ..CAMBRIOLAGE =-.
@ Edouard : Oui, de meme qu’Himmler fut choqué en assistant à une execution de masse. C’est bien plus facile de théoriser la haine que de l’appliquer. Je ne suis pas surpris que les accents poétiques te plaisent, toi le poète.
Bien trouvé cette illustration pour la salle d’obstétrique !
Celle-ci, me semble-t-il, est tout en douceur et n’a rien d’une salle de torture d’un inquisiteur du passé…mais je ne suis pas dans la situation de Thierry et surtout je n’ai pas son imagination :)
Ceci dit, vrai que ce genre d’installation n’apparait pas très sympathique à première vue…surtout pour le père !
Michel
@ Insolite85 : Ahah ! Familier de ces lieux ? Il faut dire que la première fois, l’unique d’ailleurs puisque Charlotte est née à la maison, j’étais dans un état émotif proche de l’effondrement et que j’ai été particulièrement impressionné. Rire. Amitié. Thierry
Superbe ! Pour moi, tout y est ! L’illustration de cet engin d’obstétrique avec ses horribles repose-jambes que l’on devine, waouh, que de souvenirs (ben, oui, trois fois tout de même !) et puis l’émotion du papa, la douleur de la maman… J’ai beaucoup aimé ce passage où tu deviens homme, Thierry ;-)
Par contre, la barbarie nazie, c’est autre chose : « Im Grunde genommen, bist du kein Mensch… » « Werwolf »… Bref, tout est dit !
@ Martine : Merci Martine, je suis touché car je suis effectivement devenu un homme ce jour là. Assister à la naissance d’un enfant, de son enfant, est riche d’enseignements que l’on ne pourra jamais trouver dans un livre. Oui, ces gens là étaient des barbares, de la pire espèce puisqu’ils complétaient cette barbarie par une culture étendue et bien assimilée. Les orchestres des camps… Tout est dit. Amitié. Thierry
Ah que c’est dur, que c’est bien… et plus c’est dur, plus c’est bien, … mais plus tu dois te faire violence! Plus tu dois ciseler. Le stylo devient pinceau, mais ne mélange pas les tons entre l’auteur (l’écrivain) et le conteur (italique).
Un exemple: « La pitié, ces brutes la gardaient pour leurs bêtes, pour leurs porcs, leurs chiens, les chats, c’est si mignon un chaton… »
Le lecteur est d’accord évidemment, mais cette phrase doit être italique ou rendue objective factuelle) pour laisser sa place à l’auteur.
Le recul crée l’horreur.
Amicalement.
.-= michelDALMAZZO son dernierblog ..L’eau =-.
@ Michel : Oui, j’ai hésité à la mettre en italique mais c’est bien une appréciation émise par le conteur. Je te suis très reconnaissant pour toutes ces remarques. Il m’est arrivé souvent d’etre encensé pour tel ou tel texte, jamais lapidé (malheureusement d’ailleurs mais les colts restent dans les fourreaux et les commentaires tombent à l’eau, on s’abstient.) et rarement conseillé, alors que la vocation première de ce blog est de soumettre mes textes à la critique.
j’aime bien lire des récits de naissance de la part d’homme. C’est rare et ça donne une autre dimension à cet événement. Je file lire la suite des événements…
@ Sandrine : OUi, bizarrement la naissance a été longtemps une exclusivité féminine, dommage, un homme qui y assiste ne peut que changer son point de vue sur la femme, ces petites créatures fragiles en lesquelles se trouve une force inconnue, insoupconnée des grands et forts « guerriers ».