Les hommes étant à bout, il leur fallut longtemps, plusieurs jours, pour creuser une fosse satisfaisante. Les plus jeunes étaient inquiets, apeurés mais ils trouvaient du réconfort dans la sérénité des plus vieux, eux qui œuvraient pour leur libération, pour la fin de la misère et des horreurs.
Les brutes retournèrent chez les femmes, elles hurlèrent leur angoisse pour leurs hommes, leur haine pour les autres et leur tristesse infinie.
Ils paraissaient indécis, leurs regards étaient étranges, comme s’ils regardaient dans les âmes.
L’un d’eux se saisit de l’enfant-ours, lui qui paraissait encore si vivant alors que les autres semblaient déjà morts.
Connectez vous grâce à : Login pour lire la suite de cet article. Si vous n'êtes pas membre, veuillez me contacter par le formulaire de contact pour en faire la demande. Merci.
Image – Accouchement Chypre 5 siècle avant JC – Marsyas – 2007 – Licence :













Le mélange des sangs!
La confrontation inéluctable de l’horreur et de la vie. La réflexion est fascinante.
La montée des histoires est très juste. Ce texte fonctionne (formidablement) comme un bouquet sur l’ensemble au point de réussir à faire passer (très bien) le dernier mot, pourtant difficile à dire sans guimauve (« mon fils »).
Il faut bien sûr ajuster ici ou là, mais je suis sûr qu’une relecture, sinon plusieurs, aussi détaché que possible (…) te le fera percevoir. L’écriture fait mal, mais on sent qu’elle est juste dès qu’elle a apaisé le coeur.
.-= michelDALMAZZO son dernierblog ..L’eau =-.
@ Michel : Comme j’ai apprécié les parenthèses. Sourire. La relecture s’impose, ou comme tu dis, les relectures. C’est la seule facon de pouvoir prendre le recul nécessaire, apprendre à dominer l’ouvrage après avoir été dominé par lui. Je suis enchanté de ta lecture de Notre monde et je réalise que j’ai encore beaucoup de travail. Merci Michel. Amitié. Thierry
C’est bien la roue infinie de la vie et de la mort que tu donnes à lire dans ce texte. La fin est souvent le début d’autre chose et ce début entame la fin d’une autre.
A la naissance de mon premier enfant, j’ai eu la nette sensation de sauter à pieds joints dans la roue infinie. Merci de me rappeler bien des choses!!!!
@ Sandrine : Je comprends. Nous vivons en rase-motte et une naissance ou une mort, un amour ou un grand chagrin, ce sont des violences qui comme des chaines montagneuses nous poussent à nous élever. D’en-haut, on percoit plein de choses qui nous étaient jusqu’alors invisibles. Le cercle ou la roue, oui. Tiens, sais-tu quel est le symbole adopté par les gitans pour leur organisation ? Une roue à seize rayons. Merci de ta lecture et de tes commentaires. Amitié. THierry
cette symbolique de la roue se retrouve dans nombre de cultures, dans celles qui sont finalement très rattachées « aux signes » et à une dimension spirituelle que je qualifierai de « naturelle », d’ancrée dans la réalité des choses. La roue du Dharma (bouddhisme, hindouisme…) reprend aussi cette symbolique. Je t’en mets une sur FB.
Amitiés.
(je poursuis ma lecture cahotiquement, dès que j’arrive çà dégager un moment propice, ça va prendre du temps!)
@ Sandrine : Oui, comme pour les Lakota avec le cercle et les quatre rayons. Une vision universelle de l’univers. Bonne journée et amitié. Thierry