
Bernie revint travailler avec lui, ils redoublèrent d’efforts et les travaux avançaient bien.
Sabine et Thierry se lièrent d’amitié avec une famille du village, celle d’un des jeunes de l’étable. Celui-ci venait régulièrement, les fins de semaine ou pendant les vacances. Son père, Jorg vint donner la main, pour les travaux de titans comme lorsqu’il fallut rentrer les planches des planchers du moulin.
Un jour de février, alors qu’ils prenaient le café dans la bonne chaleur du Kaminofen, Jorg lui demanda :
« – Tu n’as pas peur quand tu es seul ici ?
- Je n’ai peur que les nuits de pleine lune, lorsque les loups-garou rodent dans les environs. » lui répondit Thierry, voulant souligner qu’il n’avait peur de rien, sauf de ce qui n’existe pas.
Le regard que Jorg et son fils échangèrent se brûla dans sa mémoire. Le genre de regard entendu et soutenu qui ne pouvait avoir qu’un sens : il sait.
Mais Thierry ne savait rien, il était d’ailleurs bien trop occupé à la rénovation pour chercher à savoir.
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Je souffre, et je n’ai pu laisser de commentaire à la partie 17 (sûr tu l’as fait exprès !)
Cette mort si cruelle de l’enfant-ours, et la venue au monde de ton fils, ainsi côte à côte… c’est à étouffer de douleur, et cependant l’on ne peut que ressortir attendrit et émerveillé.
J’imagine la violence que tu t’es faite à écrire.
Je t’embrasse Thierry, Amitié.
.-= Jackie son dernierblog ..Dans la brume… =-.
@ jackie : Oui on peut parler de violence, le pire reste à venir. Merci Jackie, je t’embrasse, amitié. THierry
Frustrée également de n’avoir pu laisser un commentaire sur la page précédente, et même sentiment de malaise par rapport à la mort et à la vie qui se narguent ainsi côte à côte…
Ton écriture est empreinte d’émotions. On ne te lit pas avec les yeux, mais directement avec le coeur. J’ai la curieuse impression de « toucher » ton texte, je le ressens physiquement…
@ Martine : J’ai les poils qui se hérissent lorsque tu parles de toucher mon texte, de le ressentir physiquement. C’est à la fois ce que je recherche et ce que je crains… Enfin, texte est mal approprié, de cette tranche de vie. Pour les commentaires sur le 17, je viens de vérifier et en effet, je ne sais pas pourquoi mais les commentaires n’y étaient pas autorisés, ce qui est réparé.
La vague du récit reprend. La malédiction revient! Elle nous avertit toujours. On l’ignore. On en rit…Un air de porte qui grince…
J’ai sursauté quand tu as tutoyé le lecteur! Je ne me souviens pas que tu l’as déjà fait (sauf italiques). Il y a dans ton récit trois niveaux de narration: l’auteur (une sorte de conférencier), le conteur (celui de l’italique pour expliquer qqchose de temps en temps en aparté) et le héros (Thierry).
Il y a donc 3 je, mais que 2 tu. Le troisième, à la rigueur serait « toi, lecteur, sache que ». On dit auss « on ». (Le grand Hugo était le roi des ces 3 plans d’écriture).
Ou peut-être cherches-tu à fusionner l’auteur et le conteur? …
Tout ça se discute, bien sûr.
Je vais attendre la suite.
Tu me tiens, Thierry. Bravo.
Amitiés.
Michel
ps: « .. on volontiers médit » coulerait mieux dans la bocuhe avec « … on médit volontiers »
.-= michelDALMAZZO son dernierblog ..L’eau =-.
@ Michel : Sourire. J’ai été aussi surpris que toi, mais dans ta finesse tu as su reconnaitre l’évolution future du texte à partir du 31.