En atteignant le futur atelier de Sabine qui se trouvait sous le toit, il entendit des coups d’une violence hallucinante dans la toiture. Il fut pétrifié un instant, puis, n’en croyant pas ses oreilles, il toucha les poutres qui se trouvaient juste au-dessus de sa tête. Sa main lui renvoya un message contradictoire, elles étaient parfaitement immobiles alors qu’il les entendait clairement vibrer entre chaque coup. Il éteignit la lumière et partit se réfugier auprès des siens. Bizarrement, il n’avait pas éprouvé la moindre peur, malgré l’hostilité qu’il avait clairement ressenti pendant le phénomène.
Il en parla avec sa femme qui prit note de l’information sans la commenter.
Que faire maintenant ? Alors que les travaux étaient si bien partis ? Qu’on habitait dans la maison.
Ils ressentirent la crainte de voir les phénomènes prendre de l’ampleur alors qu’ils pensaient qu’ils s’étaient estompés, alors qu’ils les auraient si volontiers oublié…
Joseph, son beau-frère avec qui il marchait sur la voie rouge depuis le début, serait bientôt là. Avec lui, il bâtirait une hutte de sudation et ensemble, ils prieraient pour les ombres, pour qu’elles abandonnent ce lieu, pour qu’elles les laissent en paix. L’union ne fait-elle pas la force ?
- C’est de pire en pire…
- Tu crois ?
- Ne me dit pas que cela va empirer ?
- Écoute !
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Image – Therese Selles Plotergeist – La Vie Mysterieuse magazine – 1911 – Licence :













Un esprit frappeur m’a traqué sans répit,
Je suis au pied du mur de la déraison;
C’est l’ombre de ma braque et triste égérie,
Ne suis plus qu’une larve en mal de cocon.
J’ai cru bâtir avec elle un fief d’avenir,
Je m’enfièvre au présent tout décomposé,
Posant con l’hymne au repos, l’hymne au martyr,
D’une voix rayée de sa conscience à jamais.
Je suis au pied du mur sans lamentions,
Sans y voir vraiment clair et plein d’illusions…
Sauter par-dessus, l’abattre pas question:
J’ai peur bien trop peur des nouveaux horizons.
Edouard 1995
.-= edouard son dernierblog ..CAMBRIOLAGE =-.
@ Edouard : Magnifique. Merci de ces lignes. Tiens, mais que dirais-tu d’un guest ?
Frissons…
.-= Jackie son dernierblog ..Dans la brume… =-.
Quels que soient l’amitié profonde ou les liens qui nous auraient unis, je crois que j’aurais battu un record pour le 100 mètres. C’est une atmosphère qui me traumatise, à un point… Car j’y crois, bien entendu, je sais que c’est possible que des âmes meurtries se baladent chez vous, histoire de vous faire comprendre qu’ils ne sont pas morts de mort naturelle. Je l’ai vécu… C’est horrible !
@ Martine : Oui, beaucoup ne sont venus qu’une seule et unique fois, malgré les liens. Nous étions aveugles mais je pense qu’il y avait une raison pour cela, tu comprendras par la suite. Pour moi, il n’est plus question de croire, mais de savoir et c’est bien le titre, notre monde, c’est le leur aussi…
J’ai peur que le côté « poltergeist » ne prenne trop d’ampleur. il est vrai que c’est une question de goût. (J’ai beacoup aimé l’exorciste mais il y a longtemtps, et à cette époque je préferais quand même lire l’imprécateur…). De plus dans le récit, ls grosses ficelles ne sont pas vraiment nécessaires. la suggestion peut suffire. Un exemple: le rouge a-t-il besoin d’être rouge sang.. Il suffirait de remarquer un endroit mal peint, comme mal cicatrisé..
Mais enocre une fois, c’est une question de goût.. (et peut-être d’âge) Oublie le lecteur (surtout moi), cherche à te faire-plaisir d’abord en écrivant au plus juste ce que tu sens.
La preuve, je continue.
A+
PS: 2 inattentions gênantes:
son ? Joseph
ensemble(s)
.-= michelDALMAZZO son dernierblog ..L’eau =-.
@ Michel : Je comprends ce tu penses à propos des grosses ficelles, justement, je suis lié, lié au souvenir car il s’agit d’un témoignage avant tout. Une forme romancée de mes souvenirs. Le lecteur aura accès à différents niveaux de réalité, ceux qui dégainent le plus vite pourront y adjoindre le qualificatif de folie. Ce récit est celui d’un voyage. Merci Michel pour tes conseils et ton avis éclairé, je t’en suis très reconnaissant. Amitié.
Mon clavier déconne!
Voici ma phrase:
Pourquoi ne pas jouer le je, nu tête et tête baissée?
Amitiés
.-= michelDALMAZZO son dernierblog ..L’eau =-.
@ Michel : Sourire, nu et tete baissée. Oui, je vais repenser sérieusement à la forme du texte mais tout d’abord, je préfère le mener à sa fin. Amitié
je viens d’enfiler 3 parties de texte d’affilées. je suis aspirée par cette histoire… pas la peine de résister même si j’en ai le poil qui se hérisse littéralement… suite…
@ Sandrine : Désolé des désagréments, j’espère que l’aspect positif sera ce qui restera de ta lecture. Amitié. Thierry
tu n’as pas à être désolé, bien au contraire. Si je poursuis malgré les « désagréments » c’est que je suis dans l’histoire et que je continue sa lecture.
@ Sandrine : C’est que je connais la suite…