
Nos amis se retrouvèrent seuls et un peu triste. Ceux qui les visitaient leur confiaient le mal-être, voire l’hostilité qu’ils ressentaient chez eux. Ce à quoi ils répondaient toujours qu’ils s’y sentaient en sécurité, qu’ils trouveraient un compromis et surtout, qu’ils n’avaient plus le choix.
- On a toujours le choix ! Connectez vous grâce à : Login pour lire la suite de cet article. Si vous n'êtes pas membre, veuillez me contacter par le formulaire de contact pour en faire la demande. Merci.
- Ils s’étaient lourdement endettés et puis es-tu certain que nous avons toujours le choix ?
- Ben oui !
- C’est vrai qu’après coup, quand on a de l’air et du temps pour réfléchir, on peut le croire et puis c’est rassurant d’y croire. Penses-tu qu’on avait le choix d’être né juif en Europe avant la seconde guerre mondiale ? Penses-tu qu’on a le choix de sa couleur de peau ? D’être né esclave en Amérique ou Zoulou en Afrique du Sud ? Les tortionnaires du moulin avaient-ils le choix ? J’aimerais penser que oui, je veux répondre oui mais je pense que nous sommes les enfants de notre époque et de notre culture. Penses-tu qu’un jeune allemand né dans les années trente avait le choix de ne pas combattre dans la Volksturm quand les russes arrivèrent ?
- Je ne sais pas.
Image – A Mount McKinley wolf – US National Park Service – licence :













Je suis toujours là, je continue ma lecture avec toi en pensées.
.-= Jackie son dernierblog ..Dans la brume… =-.
@ Jackie : Merci beaucoup de ta lecture, je pense que cela nous rapproche et je suis certain que ceci pourra t’apporter quelque chose. Amitié. Thierry
Oui, beaucoup de choses Thierry. Je suis très remuée à l’intérieur par cet échange.
Amitié.
.-= Jackie son dernierblog ..Dans la brume… =-.
Bizarre, on parle toujours de l’instinct maternel, rarement de l’instinct paternel, et pourtant Dieu sait qu’il existe ! Je continue, Thierry. Mon coeur se resserre, mais je poursuis…
@ martine : Tu es sensible et cela est bien. Je dois te dire que la lecture va te faire mal mais qu’elle devrait ensuite t’ouvrir des portes, enfin, je crois.
Le récit fonctionne par vagues, flux et reflux. C’est excellent.
J’aime ce passage.
Deux remarques:
L’argumentation « a-t-on le choix » est très injuste, tant le niveau est inégal entre le jeune et l’adulte italiqués. En plus les arguments sont massues et assez incomparables avec la situation (La question de la lâcheté de nos choix inividuels, de la fatigue et de la rationalisation humaines est le vrai niveau).
Ici, on voit la limite du dialogue italique. L’auteur ne peut « élever » l’explication au niveau philosophique, mystique, .. dans ce type de dialogue. Il doit donc s’ajouter un 4ème niveau de narration (le conteur qui réfléchit sur la situation…).
Une autre remrque plus personnelle qui n’a rien à voir avec le texte, si ce n’est que c’est lui qui me l’inspire.
Les rêves, les prémonitions, les présentiments sont des mots qui traduisent le lien mystique, ontologique que nous avons avec nos enfants.
A+
Amitiés.
Michel
.-= michelDALMAZZO son dernierblog ..L’eau =-.
@ Michel : La qualité de tes remarques est un vrai plaisir. J’ai aussi éprouvé les limites du dialogue en italique à la rédaction, parfois il m’apparaissait enrichir, d’autres fois, je ne savais plus comment m’en sortir. Tu remarqueras sans doute comment il s’estompe par la suite, figurant dans mon esprit le trouble de l’auditeur à l’écoute de cette histoire. Ta suggestion du 4ème niveau est excellente et je pressens avoir beaucoup de travail aprés le travail, celui de la relecture et de la mise en forme.
Mon écriture, ta lecture, nos commentaires me procurent un grand plaisir, équivalent à celui de pouvoir jouer une partie d’echec tout en pouvant profiter des remarques toujours judicieuses de l’observateur, ce tiers qui a le recul que les joueurs n’ont pas. C’est une grande nouveauté pour moi qui me donne la sensation de pouvoir progresser. Progression pour mon bonheur personnel, je pense souvent que Notre monde sera mon dernier texte.
Amitié et au plaisir de tes prochains commentaires.
Thierry
Thierry,un grand homme: les pieds bien sur terre et la tête dans les nuages artistiques quand il le faut :-)
.-= Edouard son dernierblog ..CLOWNS =-.
@ Edouard : Sourire, bon je dois avouer qu’il se produit parfois des dérapages, dans les deux sens d’ailleurs.