Ils tendirent les toiles qui leur servaient d’abris, les femmes et les enfants cherchèrent du bois sec, les nuits étaient froides. Les hommes récoltèrent quelques pommes mais surtout, ils parlèrent… Ils évoquèrent ce gadjo qu’ils se souvenaient avoir déjà rencontré mais qu’ils ne reconnaissaient plus. C’était le maître du moulin, celui qui leur avait déjà réservé un bon accueil dans le passé, procuré du travail, ils excellaient dans la réparation d’outils.
Le village était considéré comme amical, ils y avaient déjà joué leur musique. Ils vivaient de, pour et par la musique, leur bien le plus précieux après les enfants était le violon, les violons. Les hommes conclurent qu’il fallait rester prudent, en ces temps sombres et violents, le danger était partout. N’avaient-ils pas recueilli ces manouches sur la route ?
Connectez vous grâce à : Login pour lire la suite de cet article. Si vous n'êtes pas membre, veuillez me contacter par le formulaire de contact pour en faire la demande. Merci.
Image -Renningen Leonberg Razzia de la police allemande – Deutsches Bundesarchiv – 1937 – Licence :













“Gratte-cul d’églantier”, je connaissais pas, je m’en rappellerai peut-être dans un poème ou une “pensée d’Edouard”
.-= edouard son dernierblog ..PETITE MORT =-.
@ Edouard : Je ne connaissais pas non plus, c’est surement régional, pour moi c’était du poil à gratter. (Trouvé sur wikipédia)
N’avais-tu pas parle des gitans dans ton autre histoire? Tu sais celle que tu avais mis ici il y a un bout de temps deja?
En tout cas, tu racontes superbement bien. Tu as ce talent de pouvoir emmener le lecteur avec toi. Mais ca tu le sais deja!
Je continue bientot…la je dois y aller.
Kissssss Justin.
@ Seb : Merci Seb pour ce beau compliment. Oui, des gitans… Je ne sais si tu as lu l’avant-propos, ceci est un témoignage. Si tu fouilles bien mes expériences de vie et mes écrits, tu verras que les deux sont liés. Je t’embrasse Juliett.
Les gitans… J’ai corrigé un auteur qui racontait son histoire… Les hommes « respectables » du village l’avaient violée un soir de fête communale… Ce n’était pas grave, ce n’était qu’une « manouche ». Très émouvant, aussi…
Je continue ma visite à tes côtés…
@ Martine : Les gitans, nous sommes aussi avides de leur liberté que de leurs chairs.
Une petite page d’histoire intercalée avec les gitans et les nazis! Et hop! On reprend la visite de la maison
tout grince d’un temps pas si lointain, hélas et heureusement pour ne jamais oublier le massacre “des ennemis du sang”… tu ravives notre mémoire jusque dans ces murs de Lehm, témoins pas si muets que ça.
(à propos du gratte-cul, le fruit de l’églantier, je me rappelle le goût de la tisane rouge qu’on en tirait, légèrement acide; c’est peut-être un des rares fruits qui résistent à n’importe quel hiver, dense en vitamine C, paraît-il…)
.-= emmanuelle grangé son dernierblog .."une chambre à soi", inventaire de tiroir =-.
@ Emmanuelle : Oui, Hagenbuttentee. Je n’ai jamais vu cela en France, il faut dire que je ne suis pas un buveur de tisanes. C’est vrai pour pour la vitamine C, mais à part celle du chou blanc (choucroute) qui résiste très bien à la cuisson, c’est une vitamine très fragile. Amitié.
Une pages des plus noires de l’histoire de l’humanité – notre histoire- s’intercale avec la découvert de notre monde. La visite est singulière, tout comme les lieux où tu nous guides au fil de tes mots…
Je dois arrêter ma lecture là pour ce soir, à bientôt!
.-= Sandrine Virbel son dernierblog ..paroles sous le baobab… Amadou Hampâté Bâ. =-.
@ Sandrine : Merci de ton passage. Je ne sais pas si cette page est une des plus noires de l’histoire, elle est trop proche de nos mécanismes de pensées, cela est certain. L’empire romain n’était pas triste non plus, la colonisation des Amériques ou de l’Afrique sont pas mal dans leur genre et puis les mongols et Gengis Khan et puis le stalinisme, etc… Y a-t-il des pages blanches ? D’autant plus que l’histoire se délecte de nous présenter les bouchers comme de grands hommes, ayant accompli de grandes choses en marchant sur de grands tas de cadavres. Qui se souvient d’un Louis V, mort à 20 ans, qui ne régna qu’un an et n’eut donc pas la possibilité de livrer quelques sanglantes batailles ? Il est pourtant le dernier roi Carolingien…
Amitié
Thierry
deux inattentions “sûr au lieu de sûrs” et “ramenèrent au lieu de rapportèrent”.. détails mais comme ils m’ont distrait un peu de mon plaisir j’en parle..
Mais mon plaisir est encore là, entier.
.-= michelDALMAZZO son dernierblog ..L’eau =-.
@ Michel : Corrigé. Il est possible, sinon certain, que tu sois encore distrait par ce genre de détails, ce texte me possède et j’ai bien du mal à me relire, aussi je te remercie pour l’aide apportée. Merci aussi pour le plaisir. Sourire et amitié. Thierry
comme dans “la liste”, tu parles de la vie quotidienne des gitans avec maestria. de plus, tu évoques les rafles et les camps sous la période nazie (très beau paragraphe sur l’ennemi intérieur des nazis) avec réalisme et savoir faire. un pan de l’histoire peu contée d’ailleurs, il me semble…
@ Yannick : Tu comprendras le lien spécial qui unit les gitans et ma personne dans la deuxième partie de Notre monde.
Salut Thierry!
de retour. enfin.
je poursuis ma lecture là où elle s’était arrêtée et je suis happé par ta prose puissante, poétique et si “humaine”.
L’intrusion de l’Histoire rejoint l’histoire et donne un bel élan à ton histoire, cette nouvelle si étrange et qui mérite plusieurs lectures pour en saisir tous les secrets…
@ Patrick : Un retour attendu, ce long interlude m’a fait l’effet d’une punition, je plaisante enfin presque. Merci de ton passage et de ces nombreux commentaires auquels je vais m’appliquer à répondre. Tu verras que la deuxième partie change beaucoup, notre monde n’étant que la mise en place.