Les gadje vinrent le lendemain, chez les hommes cette fois, armés de lanières de cuir, ils choisirent l’un d’entre eux et le frappèrent de longues minutes. Les gens horrifiés pouvaient sentir l’excitation, le plaisir terrifiant que cela leur procurait. Ils arrêtèrent enfin, laissant leur proie inconsciente et meurtrie.
Ils fermèrent la porte.
Les manouches entendirent les cris chez les femmes et l’enfer de la veille recommença pour l’une d’elle. Les malédictions fusèrent, les cris de douleur mais aussi de colère. L’une d’elle hurla en allemand qu’elle les maudissait et ils purent entendre claquer les lanières de cuir et les cris terrifiés des enfants.
Le jeune qu’ils avaient recueilli sur la route pleurait doucement dans un coin, il avait reconnu la voix de son épouse comme étant la victime du jour. La victime de la nuit, car c’était une nuit éternelle et sans astres qui régnait en ces lieux.
- Tu le fais exprès avec les tsiganes !
- Quoi ?
- De raconter des trucs horribles juste au moment où j’avais besoin de paix.
- Non. Je ne sais pas pourquoi cet ordre s’est imposé à moi. Je crois qu’il souligne que ces événements se produisent en même temps malgré la soixantaine d’années qui les séparent.
- Donc, tu le fais bien exprès puisque ce n’est pas possible.
- Les photons peuvent bien se trouver à deux endroits simultanément…
- Tu fais chier avec tes photons !
- Possible… Les photons c’est la lumière et la lumière c’est le temps.
- Aaaah ! Je crois que je viens de comprendre quelque chose.
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Image – Renningen o.a. Leonberg, gestellte Zigeuner Razzia – Deutsches Bundesarchiv – 1937 – Licence :













et pour le verre qui tourne, j’en ai conclu à la télékinésie.
.-= edouard son dernierblog ..PETITE MORT =-.
@ Edouard : Idem fut un temps, mais tu verras en continuant la lecture que cette certitude a été désintégrée par la suite.
J’adore les chevaliers servants qui demandent la main de leur fille à la mère… Je vais souffler cette idée, à ma fille Marine, mais je ne suis pas certaine qu’elle y adhère…
@ Martine : Sourire. J’ai un coté vielle France. Peut-etre parce que je suis l’arrière-petit-fils du dernier Vicomte de Saunnais de Limé par ma mère.
Même les choses horribles se doivent d’être racontées!Elles sont ainsi désacralisées.
@ Lubesac : Oui. Les horreurs ne nous sont pas étrangères, c’est bien ce qui nous les fait craindre.
Une réponse de la belle-mère qui laisse présager en effet des rapports… difficiles
@ Pandora : Et ils le seront… Amitié
hi,hi,hi…je vois très bien la demande, un genou à terre et les mains gantées…
et l’œil désapprobateur de belle-maman…
.-= Sandrine Virbel son dernierblog ..Pensée d’un auteur italien des plus prolixes… =-.
@ Sandrine : Pas de genou à terre, pas de gants blancs, en costard tout de meme et l’oeil avec. Sourire.
Ah les rapports gendre/belle-mère !
cette nouvelle dégage beaucoup l’humanité…et un grand trouble…
@ Patrick : Oui, nous sommes tombés dans une configuration légendaire… Le grand trouble est mon objectif dans cette première partie, aussi je suis content de le lire ici.