
Le voyage, de Morlaix à Groix et retour, un joli tour avec le Vatea, dériveur intégral acier de 11 mètres 59 (voire moins dans les ports)…
Le port de Morlaix, bien abrité, un des moins chers de France, seul problème : l’écluse.
Premier et second jour passé à Batz, notre mouillage préféré qui est protégé sauf des vents de Suet (Sud-Est)…
Une journée de navigation jusqu’à l’Aber-Vrach, lieu d’attente pour les conditions favorable de passage du chenal du Four. L’image est vieille, la capacité du port a été quintuplée et le lieu aménagé. Pour les non-naviguants, les Abers sont des rivières qui offrent un abri sûr aux marins, sauf par fort vent et houle de Noroît (Nord-Ouest) pour l’Aber-Vrach et ce malgré le brise-lame.
Départ dès le lendemain pour passer le Four, destination : Camaret. Pourquoi cette précipitation ? Simple, la pétole aidant, nous n’avons qu’a nous précoccuper du courant et en arrivant à l’entrée du chenal à l’étale de pleine mer, nous allons filer au moins cinq noeuds. La carte vous montre la taille du passage, l’Aber-Vrach se trouve au-dessus de Landéda et Camaret est indiqué.
(Pétole: Absence de vent.
Étale : de pleine mer ou de basse mer, c’est l’instant où il ne se passe plus grand chose sur les eaux, elles restent hautes ou basses un moment, ce qui explique le décalage des heures de marées et l’absence de courants.
Noeuds : Unité de mesure de la vitesse. Un noeud est égal à un mile nautique par heure, soit 1852 mètres.)
Le plus beau mouillage du voyage, en mer d’Iroise et à quelques miles de Morgat sur la presqu’île de Crozon. Vent annoncé de Nord passant à Nordet (Nord-Est), mouillage de beau temps et bien protégé.
Les conditions sont idéales pour passer le ras de Sein. Réveillés à 04h30 par le capitaine afin de pouvoir partir vers 05h00. Mauvaise surprise au lever du jour, la brume a remplacé la nuit… Par chance, elle se lève pour le passage et le redoutable Raz de Sein avec ses courants pouvant atteindre 6 noeuds se révèle un véritable ami, plein de douceur et de compassion. Nous restons prudents, la baie des Trépassés est non loin et la tourelle de la Plate et le phare de la Vieille nous laissent croire qu’ils avancent avec leur vague d’étrave.
À Audierne, en pays Bigouden, nous nous remettrons de nos émotions. Le port est une agréable surprise, il se trouve en centre ville.
Nous quittons Audierne pour passer la pointe de Penmarch qui si elle est moins terrifiante que le Raz de Sein, laisse voir une trentaine d’épaves dans ses parages sur les cartes marines. Destination Loctudy.
De Loctudy, nous irons rencontrer des amis dans un haut-lieu de la navigation sportive : la Forêt-Fouesnant, même si le vrai but de notre visite de cette région se trouve un peu plus au large : l’archipel des Glénans…
Enfin nous y sommes… Déception totale car nous sommes arrivés le 15 Août et les îles sont bondées comme sur la côte d’Azur. Nous mouillons à Saint-Nicolas, enfin nous y prenons un coffre. Le lendemain matin, on frappe à notre coque. 13 Euros M’sieur, Dames. C’est le prix du rêve pour un bateau de presque 12 mètres en ces lieux. L’île en question :
Nous larguons l’haussière pour aller vers des rivages plus cléments et mouillons devant l’île du Loc’h. Enfin… C’est lundi, la plupart sont partis et nous profitons de l’archipel dans toute sa splendeur.
Et pour vous donner envie, une vue de l’archipel :
Nous partons pour Groix, une île qui se trouve en face de Lorient.
La météo se détériore, nous tentons le port : plein… Nous choisissons un mouillage qui nous semble favorable… Vent frais de Suroit (Sud-Ouest) et forte houle sont au programme. Une nuit atroce, au matin les visages sont défigurés par le malaise. La houle de Suroit rebondit sur la côte continentale pour devenir une houle de Noroit. Vite le port… Au petit matin, nous suivons un bateau immatriculé à Concarneau. Il hésite à passer derrière la grosse vedette qui débarque passagers et véhicules. Notre capitaine tente et le gars du port lui indique une place, tout en faisant signe au bateau suivant que le port est plein… La différence entre un capitaine qui a grandi au Francs-Moisins dans la Seine-Saint-Denis et un autre qui a grandi à Concarneau… Nous passerons du bon temps avec le festival du cinéma insulaire et un bon tour de vélocipède.
Il est temps de penser au retour… Cap sur Concarneau. Bon vent de force 4 avec rafale à 5 qui nous permet de faire la route avec plaisir.
Concarneau, la ville close est belle, le reste moins…
La météo se complique encore, les conditions sont anticycloniques mais des fronts sont en marche. On annonce de forts vents d’Ouest, nous filons à Sainte-Marine, sur la rivière de l’Odet.
Dégradation des conditions météorologiques, nous cherchons refuge dans la rivière et posons l’ancre dans un endroit merveilleux.
Retour à sainte-Marine puis passage éclair à Bénodet, nous y retrouverons deux allemandes de mon coin qui ont fait les nounous pour les enfants du capitaine, irons y chercher du gaz pour la cambuse et surtout Charlotte et son cousin sont malades, docteur et antibiotique au programme. Charlotte : début d’angine et Olo : mauvaise bronchite. Ahhh, les baignades en Bretagne… Du coup baignades interdites !
Pour moi et le capitaine, marche à pied du port au deuxième rond-point de la carte avec bouteilles de gaz vides et retour avec pleines…
Une accalmie ! Cap sur Audierne sans repasser par la case Glénans. Bloqués à Audierne par un coup de vent. Houle d’Ouest de 5 mètres le premier jour, impossible d’envisager le passage du Raz. Elle se réduit progressivement pour passer à 2,50 mètres le jour de notre départ. Une chance, elle est convenablement espacée.
Grosse navigation au programme : Audierne – Camaret. Nous nous mettons en route pour arriver deux heures avant l’étale de basse mer au Raz de Sein, nous sommes en mortes-eaux et le courant ne sera pas trop violent. Le vent de Noroît explique ce choix, vent contre courant soulève une mer d’une violence inouie en ces lieux.
Le capitaine appelle le sémaphore car la houle est sévère en sortie de rivière. La description qu’il fait du passage est terrifiante. Le capitaine ordonne de faire demi-tour, puis il nous demande notre avis. Le cap est mis sur Audierne mais nous décidons de tenter le passage. Nous avons perdu plus d’une heure sur notre plan d’origine. Le temps d’arriver au Raz qui se trouve à 18 miles d’Audierne, le vent est tombé. Le passage se fait dans de bonnes conditions car la houle est aplatie par le courant. Nous arrivons à Camaret vers 21 heures. Épuisés mais passés… Le port de Camaret, les places visiteurs sont à l’entrée.
(Mortes-eaux et vives-eaux : Le coefficient de marée le plus bas est de 20, le plus haut de 120. Un coefficient de 45 est dit de mortes-eaux moyenne et un coefficient de 95 de vives-eaux moyennes. Ce coefficient détermine le marnage, c’est à dire la différence de hauteur d’eau entre marée basse et haute. Plus le coefficient est élevé, plus cette différence sera importante et inversement. En morte-eaux, les courants sont moins forts car les masses d’eau déplacée sont moins importantes.)
Le lendemain matin, les dieux sont avec nous et les conditions pour un passage du Four sont excellentes. Vent d’Ouest de force 5 avec rafale à 6 le matin passant Noroît l’aprés-midi en forcissant. Nous mettons les voiles direction l’Aber-Vrach.
La météo se confirme sauf la force du vent, nous enregistrons un vent force 6 avec rafale à 8 et c’est avec peu de toile que nous atterissons près des bateaux du Père Jawen, rompus mais heureux de notre pointe à 9,3 noeuds.
Un coup de vent est annoncé avec rafale force 9, nous quittons l’Aber-Vrach pour Batz, nous effectuons le voyage en un temps record à 7 noeuds de moyenne. Nous nous rendons à notre mouillage préféré mais le vent est Suet (Sud-Est) et nous devons rentrer dans la baie de Morlaix. Nous mouillerons à l’Est de Carantec. Dernière nuit à bord.
Au matin, nous mettons le cap vers Morlaix, la mer déferle dans la baie alors que nous sommes à l’entrée de la rivière. Nous naviguons au moteur et le bateau gite sous les rafales. Le coup de vent s’installe et nous sommes heureux de rentrer. La fureur des éléments prendra toute son ampleur alors que nous sommes à l’intérieur des terres. Nous l’avons échappé belle.
A bientôt.
Thierry











Ca me fait très plaisir de te relire ici, surtout pour ce qui était une vraie aventure. C’est vous qui barriez et dirigiez le bateau ? Ca a duré combien de temps?
Les noms de lieux (la baie des Trépassés qui m’évoque pirates et chasse au trésor) et les termes techniques me font voyager dans un monde qui m’est complètement étranger (merci pour les explications)
D’autant que j’ai le mal de mer et que j’ai failli vomir dans mon détendeur lors d’une plongée, simplement en regardant les posidonies danser dans la houle tandis que j’étais immobile au fond de l’eau, j’ai donc frémi à la nuit affreuse que tu as décrit et aux conditions difficiles que vous avez rencontrées.
Un grand merci pour ce voyage, tu es rentré avec un bandeau sur l’oeil et un perroquet sur l’épaule ?
Amitiés
Pandora
pandora´s last blog ..Mon sourire du matin
Un fort beau voyage Thierry. Vous avez du vous régaler ! Amitié.
Jackie´s last blog ..La terre tremble
voilà, Thierry, j’ai trouvé !
magnifique reportage bien détaillé sur cette si belle région de France,
vue de la mer, elle me semble encore plus jolie !
j’ai habité 2 ans à Lorient, 2 ans à Concarneau, juste en face la ville close, du côté où il y a un petit bateau pour y accéder
tu viens de réveiller en moi de beaux souvenirs
et de me faire rêver avec le compte-rendu de ton voyage
merci
dur de retrouver la terre ferme, le quotidien, non ?
plein de bisous
sarah
sarah frane´s last blog ..Souvenez-vous, merci à ma copine Jo qui mes les a rappelés
@ Pandora : Merci Pandora. Oui c’était tout simplement magnifique, le vent était absent de la première partie du voyage mais ce fut l’occasion de nous amariner (devenir marin mais pas au sens de matelot). Le voileux que je suis aime bien la navigation un peu plus sportive, à la limite de la casse c’est mon grand plaisir mais là avec les gosses ce n’était pas possible et puis le voilier étant en acier, c’est plus difficile. Rire. Non, je n’ai ni beandeau, ni perroquet mais les enfants oui. Le prochain article vous montrera des photos. Amitié. Thierry
@ Jackie : Oui, un fort beau voyage, une incitation au départ pour ma soeur et son homme qui aimeraient bien prendre un congé d’une année pour aller voir encore plus loin, d’autant plus que nous avons rencontré un ami qui partait en voyage ne sachant pas quand il rentrerait et ce avec une superbe goelette sous pavillon belge. Merci de ton passage. Amitié
Thierry
@ Sarah : Oui, dur de retrouver la terre ferme, surtout celle où je vis qui est si loin de la Bretagne. J’ai bien aimé naviguer dans ce coin que je ne connaissais pas ou peu, je n’étais allé qu’une fois à Groix et encore… Pas loin du port, tu connais surement ty Bedeff… Chuttttt !
Je connais mieux la Manche et la baie de Quiberon et Belle-Ile. Merci de ton passage et heureux de contribuer au reve. Amitié Thierry
[...] la suite : Voyage Cet article est sur : Le blog de Thierry Benquey Categories: Internet | Ajouter un [...]
Tres beau voyage en effet. Cela doit faire du bien de pouvoir s’aerer comme ca.
Malheureusement pour elle…Juliet n’a pas le pied marin!!!
Kissss
@ Seb : Oui cela fait du bien que le mal cherche à détruire aussitot débarqué. Un grand bol d’air qui a nettoyé mon cerveau d’un paquet de crasse. (Il en reste)
Je t’embrasse Seb, oups Juliet
Amitié
Thierry
Captivant voyage que tu narres là avec des détails remarquables pour nous faire vivre de l’intérieur ce périple aventureux !
J’aime l’immédiateté de ce récit et nous avons l’impression d’être à tes côtés.
j’aime le parallèle émouvant que je ne peux m’empêcher de faire entre ton article précédent et celui-ci.
Les morts, les vivants, les abandonnés, les chercheurs de salut, les insatiables d’une quête quasi-mystique.
Fermons les yeux et voyageons.
Et les lieux (sur la terre ferme !) que tu cites, j’y suis passé il y a peu. Alors, c’est comme si j’y repartais aussi.
merci.
amitié.
PAT
Pat´s last blog ..Retour
@ Pat : Oui un superbe voyage, je n’en suis pas encore rentré, le corps oui… J’aurais aimé te rencontrer en Bretagne, cela aurait été simplement fantastique. Nous aurions fait un tour à bord pour que tu rencontres ma soeur et son homme, les marionnettistes de Morisse et Compagnie qui jouent parfois à Bagnères de Bigorre. À bientot et amitié. THierry
Salut, Thierry.
Voilà un voyage bien agréable au fil des eaux bretonnes!
Heureux de repasser ici et de se laisser prendre par ce journal de bord en tous points intéressant et de si riche documentation. ah, l’aber et la pétole… je les retiens, ces deux-là! (sourire).
Bien à toi.
Ch.
@ Christian : Comme évoquer sur our-space, tout aussi heureux de te retrouver ici. Cet article un peu pauvre en mots mais riche en souvenirs et apportant un peu de vocabulaire maritime à mes lecteurs parle de la navigation la plus longue que j’ai effectué. Pas le nombre de miles mais le temps passé en mer. Le plus frappant c’est qu’après s’etre bien amariné, on a le mal de terre, en particulier dans les espaces clos comme les toilettes ou les douches. Étant rentré maintenant depuis deux semaines, je te rassure, je suis redevenu terrien à la vitesse grand V. Amitié. Thierry
Bonjour Thierry!
J’ai pris beaucoup de plaisir à te suivre au fil de ton périple. D’autant plus que la Bretagne est une terre qui me tient très à coeur.
Pendant tout mon enfance, j’ai passé mes étés à Portsall et sur la route touristique de la côte des Légendes.
Je trouve déjà ce pays magnifique depuis l’intérieur des terres mais il doit l’être encore plus depuis l’océan.
Amitiés depuis l’intérieur des terres germaniques,
Stéphane
@ Stephane : Ja Stephane. Wie geht’s ? Ist es immer noch so schön in Deutschland ? La Bretagne est le seul endroit où je souhaite avoir ma tombe quoi que je me doute bien qu’elle sera certainement proche du coin où je serais tombé. Amitié. Thierry
Bonjour Thierry,
Bonne idée que ce reportage sur ton périple en Bretagne! Moi qui ne connais pas cette région, ça me donne envie d’y aller, rien que pour voir de mes yeux tous ces endroits que tu évoques dans ta série d’articles.
Amitiés,
Sandrine
Sandy´s last blog ..A découvrir : Le Sang Des Chaînes…
@ Sandy : Vas-y ! Et surtout n’oublie pas d’associer les lieux avec des gens et tu seras toi aussi contaminée et accrochée par cette région pour toujours. Je t’embrasse. Thierry
Cela a du être un beau voyage! Bien narré en tout cas!!
Merci pour avoir aperçu mon « évolution » sur mes petits dessins, ton encouragement m’a fait du bien!
A bientôt,
gdblog´s last blog ..La Méditerranée convertie en cimetière de déchets toxiques par la mafia italienne
@ gdblog : Salut mon ami. You’re welcome comme ils disent quant à ton évolution elle est notable et apporte de la qualité à tes créations, aussi je ne pouvais que faire remarquer que j’avais remarqué. A bientot. Amitié. Thierry
Bonjour Thierry,
C’est avec un grand intérêt que j’ai suivi ton périple en mer.
En effet, dans les années 80, j’ai eu l’occasion de faire une régate qui se situait dans la baie de Concarneau, ainsi que sur le trajet aller retour : Concarneau – L’île de Groix ( en contournant Les Glénans ).
Nous étions sur un « Sun Shine » de 11 mètre 80.
Au retour de Groix, je n’oublierai jamais les reflets dorés sur l’eau, qui rendaient l’ambiance magique et surréaliste.
Le bateau avait prit de la gîte alors qu’il écartait l’eau avec son étrave.
J’étais entrain de couper un saucisson sec, pour le casse-croûte. Une rondelle sur deux allait se perdre dans la cale. Je tenais difficilement en équilibre sur le bastingage.
J’étais justement à l’avant pour manoeuvrer le spi.
Cependant; l’équipage, ainsi que le skipper manquaient sérieusement d’entraînement.
Je restais alors assis sur la voile, sans jamais la hisser par vent arrière.
Le maître du bateau avait passé ses diplômes à Lyon. Il paniquait à la moindre manoeuvre. Il était un marin d’eau douce qui ne buvait que du vin.
Il flottait entre deux eaux, complètement aviné.
Nous étions obligés de prendre des initiatives.
Enfin, nous avions réussi à ramener le voilier au port.
Lors de cette course, nous étions arrivés 42 ème sur 43.
Il faut préciser que le dernier avait franchi la ligne d’arrivée avant nous. Mais, il eut droit à des pénalités, car il était d’un gabarit supérieur.
Au petit matin, j’aimais me promener dans la vieille ville de Concarneau.
La population de ce petit coin de paradis, nous avait reçu avec une sympathie que je n’oublierai jamais.
Le repas, avant de quitter la Bretagne fut royal.
Je garde un souvenir merveilleux de l’île de Groix et de ses habitants.
Merci, Thierry de me rappeller ce passage rapide dans la marine à voiles.
Amitiés.
dédé.
dede´s last blog ..LE SANG DES CHAINES
@ Dédé : Je suis bien content de te voir à nouveau sur ce blog mon ami. Dédé régatier, pourquoi n’y avais-je pas pensé ? Une sacrée régate que celle-ci, cela fait un paquet de milles surtout en contournant les glénans. J’ai bien ri avec l’anecdocte saucissonale… Si je devais skipper un bateau aujourd’hui, je crois bien que nous arriverions dernier. L’important n’est-il pas de participer ? Quoi que pouvoir compter sur son skipper n’est pas mal non plus…
AMitié
Thierry
Bonjour ‘ je suis heureux que tu es monté ce site et que tu es gardé le nom du bateau » Vatea « car en tapant le nom sur internet j’ai vue la photo de mon ancien bateau, toujours rouge avec la capote fait maison . j’espère qu’il te procure de bonnes ballades et je reviendrai sur ton site pour voir tes nouvelles excurtions. Amitié.
Claude
@ Claude : Réponse en privé sur votre adresse mail. Sinon, il est clair que vous etes le bienvenu ici. Amitié. Thierry